Dimanche au musée

Internaute,

si tu suis assidûment mon twitter, tu sais déjà que je suis une hystérique prolo-réac, mais ce que tu ignores peut-être encore, c’est que mis à part me détruire sur des petits footings de 12 bornes, le week-end j’aime bien me culturer. Je profite donc dès que possible des passe-temps « bobos bien pensants » (copyright un de mes amis plus gauche caviar) que la mairie de Paris met à disposition du chaland désoeuvré entre le tea time chez Mariage et mon cours de Yoga.  Comme ça ensuite je peux me la péter sur le blog avec des photos d’art contemporain, parce que moi, j’ai une curiosité artistique, j’aime bien l’atypisme, t’as vu.

Par exemple ce week-end, j’ai pu accéder à la collection privée Crossing Mirrors de Rosemblum, quelque part dans un ancien studio photo du 13° arrondissement, via l’opération Paris Caché. Si toi aussi tu veux te la péter culture et atypisme, suis-moi, c’est par la qu’on entre pour la mise en bouche:

Portrait de Lauren Bacall avec, tombant dans la tasse, une bande magnétique contenant un enregistrement de sa voix.

Tout l’espace est agencé autour d’une oeuvre monumentale de Matthew Day Jackson, « Second Home », qui se regarde de dehors et dans laquelle on peut aussi entrer.

La pièce maîtresse de l'expo: une cage de verre contenant un abri anti atomique qui se répercute à l'infini dans des miroirs.

 

L'infini sous mes boots.

C’est tout frétillants qu’on se bouscule vers l’entrée de ce pavillon d’un genre inédit. (atypisme on a dit.)

"Poussez-vous, bande de bobos bien pensants, vous gâchez ma belle photo!"

Dans la cage, il y a donc cet abri anti atomique tout boisé qui contient l'essentiel à la survie humaine:


Un scaphandre en patchwork...

 

... des mains dans une étagère...

... des organes de rechange en plastoc....

 

...et des citations essentielles: "The true artist helps the world by revelating mystic truths." ( Bruce Nauman)

 

Quand on ressort de l’abri, on tombe sur une toile où un artiste a collé des chewings gums multicolores sur un fond Beige. Les chewing-gums, disposés de manière à suivre une symétrie axiale parfaite, représentent les bombardements du Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre Mondiale et ça s’appelle: New York. Ca donne ça:

La conférencière explique qu'il a payé des étudiants 50 cents pour mâcher les chewings gums, et qu'ensuite il les a roulés par terre pour les colorer,séchés, puis coupés en deux dans l'épaisseur pour obtenir des morceaux identiques.

Tout le monde cherche l’erreur de symétrie, on trouve rien, mais deux pas plus loin je tombe nez à nez avec un ouvrier noir américain plus vrai que nature… en bronze !

Il tient son rouleau à peinture comme les soldats leur baïonnette avant la charge, parce que la ségrégation l'énerve un petit peu.

 

Il y a aussi le Trophy Hunter, un ersatz dégueu qui ressemble à un grouin-train-canon, une commande acceptée par les mécènes après deux refus, c’est pour ça que la troisième est comme ça, l’artiste était à bout.

BOUH!

 

En sortant je crois voir un bonhomme avec une tête mobile et un corps à part, mais la conférencière me dit que j’hallucine.

La dame ne fait pas partie des installations.

Voilà, si toi aussi tu trouves ça génial comme profondeur atypique dans l’art, ça s’appelle Crossing Mirrors et tu peux te faire ouvrir les portes si vous êtes au moins dix personnes à [email protected]

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Cher Monsieur Compagnon,

Je suis tombée sur vos lumières, irradiant depuis les hautes sphères du Collège de France mon esprit de lectrice vulgaire. J’ai immédiatement été subjuguée par la pertinence de votre propos. C’est pourquoi j’aimerais vivement revenir sur votre interview, car comment rester de marbre face à cette fulgurance:

« Les métiers de l’enseignement étaient des métiers de promotion sociale. Ils ont cessé de jouer ce rôle. La féminisation massive de ce métier a achevé de le déclasser[…]. C’est inéluctable. Un métier ­féminin reste encore souvent un emploi d’appoint dans un couple. »

Déjà, vous vous calmez, la féminisation du corps enseignant n’est pas massive, elle est EGALITAIRE. Que vous vous sentiez envahi par toutes ces femelles ne constitue pas un fait objectif. Vous ajoutez, avec la sagacité qu’on vous découvre:

« L’enseignement est choisi par les femmes en raison de la souplesse de l’emploi du temps et des nombreuses vacances qui leur permettent de bien s’occuper de leurs enfants. »

(Alors que les hommes, bien sûr, vont vers des métiers qui leur permettent de nourrir copieusement leurs rejetons sans jamais les fréquenter, n’ayons pas peur des poncifs, qui sont la base de tout bon postulat argumentatif). Lorsqu’à 18 ans, les jeunes filles de notre époque fraîchement bachelières choisissent un cursus universitaire orienté vers l’obtention d’un CAPES (ou agrég’), j’imagine qu’elles n’ont au contraire que foutre d’avoir un emploi du temps aménagé pour une hypothétique progéniture conçue avec un hypothétique mari dans un hypothétique futur lointain. Elles se demandent plus comment être reçues à un concours ou le ratio échec/succès avoisine 85% contre 15%, voire pire. Elles étudient. Les femmes du XXIeme siècle n’ont pas, comme celles de votre époque, que les enfants à la chatte et la maternité comme perspective. Et l’Education Nationale, égalitaire tant dans son recrutement que dans la remunération de ses agents, les accueille sur la foi de leurs performances intellectuelles, c’est incroyable. On aimerait bien que ça se passe comme ça aussi dans d’autres métiers.

Vous ajoutez que le statut de 50 doit être réformé car il est obsolète.

« Ce qui est aberrant, c’est ce statut des enseignants qui n’a pas évolué depuis 1950. Il date d’avant la télévision, d’une époque où très peu de Français allaient au collège et encore moins au lycée. »

Que c’est fin!

Figurez-vous, vous vous coucherez moins inculte, que ce statut a été réformé une bonne vingtaine de fois pour s’adapter à l’évolution du métier, par exemple vous serez surpris d’apprendre que le surveillant général de vos années collège a été remplacé par les CPE. On a aussi inventé les TZR, les COP. Le statut n’a de 50 que le nom,  sa dernière mise à jour doit dater de 2005. Donc, vous dites des conneries (par ignorance… ou mauvaise foi?)

Mais vous en dites aussi par simple incapacité à raisonner. En effet, en quoi l’ancienneté d’une disposition légale est un argument pour la juger inadaptée? Est-ce que nous devons réformer aussi la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen au prétexte qu’elle est très ancienne? La fourchette car ça fait trop longtemps qu’on s’en sert pour bouffer? Des conneries, donc.

Permettez-moi une question, car j’ai rien compris: vous soutenez qu’enseignant est un métier sans évolution. C’est pas faux. On ne fait pas prof pour devenir chef d’établissement ou Rectrice, pour ça il faut passer d’autres concours. Mais des promotions peuvent selon vous être obtenues par la voie syndicale ou les inspections. Des promotions vers quoi, du coup, puisque que les professeurs sont déjà au maximum de leur évolution professionnelle?

Vous parachevez votre oeuvre en affirmant sans sourciller que les incivilités à l’égard des professeurs « reflètent ce que pensent les parents et l’ensemble de la société des enseignants. » Diagnostic qui se base sur? Le bon sens? Votre connaissance extralucide des pensées profonde du petit peuple? Moi j’observe des élèves et des familles qui aiment les maîtres, qui apprécient la qualité du savoir transmis. Ils sont nombreux. Ils sont en dehors de la société? La société, c’est juste les vieux réacs déconnectés qui ont un conflit inconscient à régler avec madame Perruche qui leur avait confisqué leurs billes en 1952?

Je crois pour ma part que le déclassement du métier ne vient pas des femmes, qui sont des êtres respectés, respectables, et parfois plus riches que leur maris, mais de certaines personnalités renégates du corps enseignant, médiatiquement surexposées au regard de leur capacités de raisonnement.

Ces personnes décrédibilisent leurs pairs (et paires) par des réflexions indignes des fonctions qu’elles exercent, où l’on enseigne normalement à justifier et débattre en citant des faits dont on vérifie l’exactitude avant de l’ouvrir. Déblatérer des généralités sur les professeurs et les femmes basées sur vos intuitions, ce n’est même pas l’embryon d’un début d’analyse. Consécutivement, votre interview atteint la hauteur du comptoir d’un PMU en happy hour. Si j’étais votre élève, je serais vachement inquiète.

En tout cas, vous venez de rater votre épreuve de bivalence en sociologie. Le plus sage serait de vous réfugier dans votre discipline pour réagir au déclassement intellectuel qui en résulte.

 

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★ Top 5 du blog 2013 ★

Internaute,

l’heure est venue pour moi de faire le bilan. Comme je ne fume pas, que le sport est mon ami et que je n’ai aucune intention d’arrêter le pinard, pour marquer le coup de la transition vers l’an nouveau, je te propose de découvrir ou de redécouvrir les 5 articles que tu as le plus lu cette année sur le blog.

Number 5
Mon mec m’a tuer

Premier volet de mon plan de neutralisation du pervers narcissique, ce vampire qui nous pompe.

Number 4
La culotte sous les collants: info ou intox?

Mais où donc est passé la foufoune des filles qui font des pubs de collants? Réponse dans cet article.

Number 3
« Allô, le labo? »

Le jour où mon pharmacien a confondu mon utérus avec mon bras. De la contraception approximative.

Number 2
Tu m’as déçue, Cyril…

Quand Hanouna confond audimat et bulletin de vote, ça donne forcément des réflexions à la con sur le service public dans ta télé.

Aaaaaaaaaaaaand….

 

Number 1
Pub Nutella: la tartine en tient une couche!

Où l’on découvre que pour vendre du chocolat, mieux vaut être un petit garçon pervers qu’une petite fille pute. Si jeunes, et déjà catalogués. PDM. (Pub de merde).

 

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La WTF féminité by Mr Sander, coach sentimental.

 

Internaute,

Je sais que je ne suis certainement pas la seule à recevoir des spam. Le spam, c’est un comme peu le relou de ta classe de 4eme qui s’incruste à la cantine : il est là, tu ne sais pas pourquoi il t’a choisi toi, et il te colle. A la différence que là, tu peux décider de le mettre à la corbeille. Même que ma messagerie le fait carrément pour moi. Zéro pollution dans ma boîte de réception, je peux démarrer ma journée par les directives de mon patron insomniaque, cotiser à des cagnottes de potes, et ranger tranquillement mes factures dans mon coffre-fort numérique. Jusqu’à ce beau matin de décembre où mon œil ensommeillé percute une accroche qui n’appartient à aucune de ces catégories dignes de mon intérêt. L’auteur, un certain Christian Sander, m’interpelle par ce qu’il croit être mon prénom « Hey, Linoacity ! Pourquoi ne rappelle-t-il pas ? » A l’évidence, parce qu’on vit ensemble depuis 4 ans et qu’il est beaucoup plus commode de mugir à travers l’appart pour établir une connexion verbale, mais passons.

Christian, lui, croit que c’est parce que je ne suis pas assez féminine. Même qu’il se propose de me préciser quoi c’est la féminité, parce que c’est ça que l’homme il retient de la fâme, et même que ça le retient aussi, alors si je veux garder mon mec j’ai intérêt à bien écouter.

Moouuuiiii mézencore?

Mais oui, Christian (ou dois-jet’appeler « Qwistianne », vu que tu m’as bien l’air d’un américain puritain sur le retour traduit par une secrétaire délocalisée), bon sang, mais c’est bien sûr ! L’impuissance, c’est le petit plus qui fera la différence ! Vite, il me faut ce livre ! Que le mâle n’aille pas imaginer sous mon shorty en dentelle un pallus mental et turgescent qui viendrait lui disputer la vedette sur le terrain de… de… ah oui tiens de quoi d’abord ? Eh bien de ce qui est  typiquement masculin quoi : l’intuition face à la technologie.

Hardcore coaching! Merci Qwistianne!

Parce que c’est ça le vrai pouvoir du phallus: savoir faire marcher un Iphone. Si en plus je me casse un ongle en unlockant l’écran d’accueil d’un glissé gauche-droite fébrile, c’est +10 points rencart ! Sérieux, Qwistianne, une meuf qui en 2013 ne sait pas utiliser un smartphone, c’est plus un cas pour la science, non ? C’est limite angoissant ! Tu crois vraiment que les hommes ont envie de vivre avec une assistée de la comprenette ? Mais attends, avec mes petits neurones de poule aux œufs d’or qui achète potentiellement des livres de développement personnel en ligne,  je comprends bien ce que tu essaies de minauder, derrière tes paraboles à deux balles. Tu essaies de dire que les hommes aiment qu’on les flatte -et que le plus judicieux est de nous rabaisser pour qu’ils se sentent supérieurs, et là du coup on ne les aide pas trop à saisir la différence entre besoin de reconnaissance et désir de domination, pourtant c’est bon d’y réfléchir, car l’un des deux est malsain dans une relation.

Et puis tiens, scoop dans ta face : les femmes aussi aiment qu’on les flatte ! Et subtilement encore ! Alors me demander de faire semblant d’être idiote pour retenir l’attention d’un homme apeuré par ma radieuse existence, c’est so à côté de mes pompes pas cirées! Figure-toi je je crois bien mériter mieux que ça, comme fiancé. D’ailleurs tiens mon mec, quand il rencontre une fille vindicative, avec une carrière, et plus geek que lui, il ne sent pas son quiqui se rétrécir au point de partir en courant. Il rappelle. Parce que lui, il est viril. Si tu veux je t’envoie un spam pour t’expliquer ce que c’est la virilité.


 

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La culotte sous les collants: info ou intox?

Internaute,

il y a un bout de temps déjà, j’écrivais un de mes premiers articles sur les collants, accessoire indispensable de la féminité moderne. Car avant d’entrer dans le vif du sujet, savais-tu, Internaute, que la première chose que les hommes admirent chez la fâme, la vraie (après ses yeux, s’entend), c’est une belle paire de gambettes, promesse de lascifs roulés-déroulés dans la volupté de son lit -dont il aura exceptionnellement changé les draps pour l’occasion.

Mais ne nous égarons pas dans le romantisme. Si je reprends le clavier, c’est pour te soumettre mes questions existentielles, eh oui encore, en matière de publicité pour ledit accessoire. Car tu le sais maintenant, j’adore la réclame. Par exemple as-tu remarqué, Internaute, que dans leur immense et incompréhensible majorité, les potiches qui arborent la convoitée paire de nylon brillant, que ce soit dans une pub ou sur la boîte en rayon, ne portent jamais de culotte? Le collant se vend mieux sans slip, soit. Mais le respect de cette étonnante norme esthétique oblige à prendre des poses improbables afin de masquer les entrejambes, comme par exemple:

pose improbable 1

 

 

 

 

 

ou:

pose improbable 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains modèles se voient tout simplement privées de sexe, pour mieux mettre en valeur l’article.

Femme sans sexe

 

 

 

 

 

 

 

J’en déduis donc que la représentation de la moumoune est une épineuse question, et certainement plus en termes d’esthétique que de pudeur. Car en effet, cet entrejambe, comment le montrer? Imberbe, comme les enfants, avec la couture du collant surlignant plus ou moins élégamment celle des petites lèvres? Ou bien garni d’une pilosité aplatie de part et d’autre de ladite couture? En fait, peu importe. Car en réalité personne, à part les actrices porno et les dames de la pub, ne porte ses collants à même le minou. Pour une raison fort simple: contrairement au coton, le nylon n’est pas absorbant, et on n’a pas envie de rester collées dedans. Le collant sans culotte est une création marketing surréaliste, un peu comme les règles bleues dans les protège-slip.

Mais il y a pire que la femme sans minou. Il y a la nouvelle campagne de Gogole Lady, « des jambes à suivre », qui me percute la rétine dans le métro et les magazines même les plus respectables, sans que personne n’y ait trouvé à redire au moment d’allouer son espace publicitaire:

Non, ce ne sont pas des lunettes, voici maintenant une femme sans yeux.

 

 

 

 

 

 

 

Donc, si j’achète leur camelote, m’en affuble, et que mes jambes croisent le regard d’un homme, celui-ci n’aura cure d’entrer en communication avec toute la partie haute de ma personne (visage, tête, cerveau), et c’est heureux car j’aurai l’incommensurable chance d’être réduite à une paire de cuisses. Avec une forte probabilité qu’on m’emboîte le pas pour m’importuner sur le chemin qui mène à ma vie, la vraie, celle où des gens me parlent en me regardant dans les yeux, pour échanger avec un être humain. J’en rêve déjà.


 

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La force est avec nous!

Internaute,

Il y a peu sur la page FB du blog je te soumettais ce magnifique cliché afin d’en évoquer ensemble le contenu via une question simple: « Mais qu’est-ce que c’est que ça? »

Parmi des commentaires plus ou moins fantasques figurait un avis intéressant, celui de Jacques, qui déclara: « C’est une bombe atomique. » Effectivement cette dame est bien bonne. Malheureusement, Jacques, tu te fourras le doigt dans l’oeil jusqu’au trognon. Car, malgré cette pose lascive, cette jupette virginale ras la moulette et l’absence suggérée de culotte, ceci n’est pas la page Août du calendrier de Clara Morgane, non. Il s’agit bel et bien, encore une fois, de réclame.

Une pub donc, mais pour nous vendre quoi? Regardons ensemble le slogan (et au passage bravo à Lorelei qui diagnostiqua immédiatement le document):

Eh oui, Internaute déconfit, contrairement à ce que tout laissait supposer, ce postérieur offert ne s’adresse pas au tout venant chafouin, mais aux dames désireuses d’arborer une blonde et luxuriante crinière, qui grâce au shampoing sus-nommé n’en sera que plus douce. Et c’est bien connu, te dit le marketeux, que la douceur est une force, celle des femmes bien sûr, qui rappelons-le tout de même se cachent derrière chaque grand homme avec leur brosse en crin de cheval.

C’est vrai que nous les femmes, nous utilisons souvent la poudre aux yeux d’un sensuel jeté de toison pour obtenir ce que nos muscles génétiquement atrophiés nous refusent. Et soudain, par la magie de la kératine soyeuse et le truchement d’un musclé libidineux qui rêve d’y fourrer ses doigts (dans la kératine, pas dans la culotte absente, hein, ne te laisse pas influencer par ce cliché trompeur), la femme douce et soyeuse voit ses moindres désirs exaucés. Trop de la chance d’être douces, nous les femmes.

D’ailleurs, il faut que je vous laisse, je file me laver les cheveux, j’ai encore un pack de Leffe à monter au quatrième.


 

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Pubs Nutella: La tartine en tient une couche!

Internaute,

Parlons peu mais parlons vite, parce qu’il fait chaud sa race. As-tu vu la nouvelle pub de Nutella? Non? Allez, avant d’entrer dans le vif de ma crise, un petit topo pour toi ermite qui ne regarde pas les rediffs inédites d’Hanouna et ses plages pubs collatérales.

Dans ce spot, donc, un petit bambin colle une étiquette personnalisée sur son pot maxi format de Nutella, sur laquelle on distingue un prénom féminin supposément celui de sa chérie, postulat émouvant s’il en est. Notre mignon petit hétéro se rend ensuite, tout fiérot et muni de son cadeau, à la porte de la Dulcinée. Il sonne, la porte s’ouvre, il tend le pot, la fille prend, la fille lit, la fille sourit, elle est blonde elle est chou elle est séduite. Le coeur lèger le bambin repart. Il arrive dans sa chambre, ouvre son placard, et là surprise! Moultes pots de Nutella déjà étiquetés aux prénoms de toutes les filles de l’école n’attendent que lui pour aller taper aux portes des maisons de la ville! Et le spectateur sourit, c’est vrai non mais, quel coquinou, ce petit bambinou!

C’est sûr que c’est carrément cro cro mignon un petit garçon qui racole à tous les rateliers! D’ailleurs, faire semblant d’aimer des filles pour qu’elles vous aiment en retour, c’est le chemin du bonheur, non? (ou alors de la manipulation, je ne sais plus.) Plus tard ce petit garçon cro cro mignon, s’il continue dans cette voie, deviendra ce qu’on appelle pudiquement un « Don Juan », comprendre, un pauvre type qui confond les sentiments des filles avec les cartes Magic (plus j’en accumule, plus je suis trop balèze) alors que le commun des mortels aura bien compris que pour gagner dans la vie, il faut se risquer à jouer la seule carte qu’on a, et pas admirer toutes celles qu’on se réserve pour le jour où on croisera éventuellement un collector. Non, pubeux, c’est pas sympa de faire croire aux ti nenfants que c’est comme ça que ça marche, la séduction, parce que les mecs faciles, c’est pas trop XXIeme siècle, en plus les  atrophiés du sentiment sont déjà positionnés en masse sur le créneau « séducteur insaisissable », et c’est un motif légitime de cassage de dents que de jouer avec les sentiments des gens (ou de psychanalyse, rapport à la petite faille égotique qui se ballade au pied de tels individus tel un boulet.)

Quid de la version petite fille, me diras-tu, Internaute, et à plusieurs titres ta question est judicieuse. Va-t-elle aussi faire le tapin avec son pot contrefait aux portes de ses petits camarades? Tu imagines bien que malgré son jeune âge, une petite fille ayant le même comportement que ce garçonnet cro cro mignon serait immédiatement cataloguée teupu en culotte courte dans notre bel inconscient collectif pas du tout influencé par le sexisme ambiant, et que la chute de la pub ne ferait rire personne, non. Au contraire, vaguement mal à l’aise, on se demanderait quelle mouche a piqué Nutella! Alors kiffe bien, petite fille, car dans ta version, tu as toi aussi confectionné des étiquettes personnalisées sur ton pot, sauf que pour toi, point d’émoi prépubère dans la culotte: tu apportes chastement un récipient « maman » sur la table du petit déj’, puis disparais mystérieuse… pour réapparaître radieuse quelques instants plus tard, avec un pot « papa »! C’est bien fifille!

Merci, Ferrero Groupe, pour cette audace visionnaire sur la société de demain: les fifilles qui restent à la maison -culotte bien sèche, à attendre le prince qui leur fera oublier papa, et n’ouvrent la porte qu’en le voyant paraître garni de son pot de petit pervers; et les minis mecs, apprentis queutards devant l’éternel. De la bonne pub avec des bonnes valeurs engagées comme j’aime.


 

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La fin tragique du pervers narcissique

Internaute,

je sens bien que tu trépignes depuis l’annonce de la chute inéluctable de notre ami le PN, vampire des temps modernes à qui certains psys de bas étage donnent l’excuse de la société de consommation. Ben oui quoi, on est tellement habitués à jeter avant usure, c’est bien normal que certains finissent par confondre un être humain avec une commode MÄLM.  (Il apparaît pourtant que le rapport à la mère pourrait être un facteur bien plus déclenchant, et si profondément ancré que le PN est un malade incurable voué à te pomper ou à se suicider, étant donné qu’il ne peut pas mettre en action tout prérequis à une psychanalyse efficace: une bonne grosse prise de conscience. Eh oui, le PN est un psychotique fini.)

Enfin bref, tout ça tu t’en tapes, parce que depuis que tu raisonnes en termes de « c’est lui ou moi », tu n’as que faire de comprendre, et zéro envie de continuer à polémiquer. Du coup à chaque nouvelle agression verbale, tu ronges tes molaires en affichant un air énigmatique/imperturbable, et ne plus te voir te jeter à ses pieds implorant son pardon pour des offenses imaginaires ça lui fait tout chose. Au bout de quelques jours il devient verdâtre, et t’emprunte tes cachets contre le reflux gastrique. Pendant qu’il geint dans le canapé pour attirer ton attention, tu organises ta fuite, un peu comme Louis XVI à Varenne, mais en plus sommaire. En gros tu prends ton PC, trois culottes, et tous tes RTT, direction chez ta mère. Bien sûr t’expliquer avec lui n’aurait aucun intérêt puisqu’il est incapable de comprendre quoi que ce soit, alors tu files à l’anglaise pendant qu’il est au boulot, la peur au ventre.

Quand il découvre ô surprise que son joujou a foutu le camp avec pertes et fracas, ton PN devient particulièrement frénétique. Toi et lui vous en arrivez à un stade émotionnel qui frise le duel à mort. Il te harcèle de coups de fils, de textos, comme d’habitude, mais comme ça ne te fait pas plus d’effet que ça à part te rendre prolixe en mains courantes il menace ta famille, vide ton compte en banque, casse toutes tes affaires restées chez vous, te traite de tous les noms, selon lui ça va t’aider à comprendre à quel point il est tout foufou d’amour pour toi et te faire revenir.

Tu le laisses s’époumoner sur ton répondeur en vidant téquila sur téquila avec tes copines, jusqu’au jour où tu le trouves devant la porte de chez tes parents, cernes de 4m3, blafard, hirsute et les yeux injectés de sang. Il te supplie de revenir, tu lui réponds calmement que non, et tu es prête à mourir pour ce « non », car c’est ta dignité retrouvée, et elle vaut plus que tout. Eventuellement le PN se jette sur toi pour essayer de t’étrangler ou te larder de coups de couteaux, faisant ainsi de ta triste histoire un fait divers sordide (n’avais tu point envisagé, Internaute, à quel point il faut être un allumé de PN pour commettre un crime dit « passionnel »?), mais dans la plupart des cas il s’en retourne chercher une autre proie, et t’oublie dans la semaine.

Quant à toi, suite à cette ultime confrontation tu dors pendant trois jours consécutifs, et à ton réveil, tu sais que tu es devenu un roc inébranlable, une montagne victorieuse, un vaisseau insubmersible dans l’adversité de l’univers. Il ne te reste plus qu’à trouver quoi faire de toute cette énergie. Vaste programme, surtout avec une vie devant soi.

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Mon mec m'a (presque) tuer

Internaute,

comme promis hier, la suite de notre histoire sur le PN. On en était au moment où le pervers se révèle pour commencer à te vampiriser.

Son but, c’est de te faire croire que tu es complètement marteau pour annuler ta capacité de réaction. Technique: vu que tu étais sur un piédestal au début de la relation, si soudain il te fait sentir que tu ne mérites plus sa haute estime, tu seras prêt(e) à tout pour y remonter. Han han, piège, tu ne l’as jamais eue, il t’a juste dit ce que tu voulais entendre pour t’enfermer dans une prison mentale très efficace: tes propres rêves qu’il te fait miroiter.

Donc pour te stresser et commencer à te manipuler,  il te balance des petites piques : il va te faire comprendre que tu es gros(se), moche, inefficace et stupide, mais jamais directement, pour pouvoir te traiter de ouf si tu te rebelles. Exemple: « Je t’ai choisie parce que tu es quelqu’un de sérieux, mais finalement c’est pas ce qui prédomine chez toi. _ Attends, tu me traites de chaudasse là? _ J’ai jamais dit ça, ‘faut te calmer. » Puis il va bouder sans raison. Devenir jaloux. Détester tes amis pour t’obliger à ne plus les voir. On sait jamais, ils pourraient t’ouvrir les yeux.

Tu es sous pression permanente car tu ne sais jamais ce qu’il va inventer pour pourrir ta journée, tu n’arrives pas à savoir ce qui cloche, et tu te retrouves inévitablement dans des situations où tu seras en tort: si tu demandes ce qu’il a, il te répond que tu devrais deviner, c’est ça la complicité d’un couple. Quand il s’engueule avec toi en caisse, il s’arrête et se barre avec les clés. Si tu l’attends dans la voiture, t’es une une connasse indifférente parce que t’es pas allée le chercher, si tu y vas, une pauvre fille inconsciente car tu as abandonné la voiture ouverte. Si tu débats intelligemment de ses torts, il t’explique que ce n’est pas comme ça qu’il faut penser, si tu le chopes sur le fait d’un mensonge il nie, si tu prends de la distance il pleure et menace au suicide, il ne s’excuse jamais et tu es tellement concentré(e) à résoudre ses attaques à deux balles que tu oublies de te demander si il te veut vraiment du bien. Bravo l’artiste.

Et ça s’aggrave.  Car le PN n’est pas comme les humains. Plus tu es gentil(le), plus il te nique ta race. Tu finis par refouler tout énervement pour éviter les conflits en espérant que ça le fera redevenir comme avant, mais ça ne s’arrête pas, et en plus ça lui permet d’aller de plus en plus loin pendant que tu développes des troubles associés à ce déni de tes propres sentiments (ulcères, crises d’angoisse, insomnie). Résultat, aux yeux des autres tu passes pour le/la dingue hystérique, car tu es sous calmants, or seule la constance et la répétition de ses attaques permet de comprendre pourquoi tu réagis au quart de tour.

Pourquoi fait-il ça? Fondamentalement, le PN sent son vide intérieur (qui est abyssal) et cherche à le remplir en se prouvant que les gens autour de lui sont pires. Voilà pourquoi il a besoin de te mettre au plus bas: c’est ta détresse qui nourrit son ego. Il va bien, tu es une pauvre chose. Et comme à l’état naturel tu es en bien meilleure forme que lui, c’est même pour ça qu’il t’a pécho, ta chute doit être vertigineuse! Tu fournis ainsi une nourriture de qualité, car si face à lui tu es devenu(e) une loque, c’est dire s’il doit être puissant. Glourps, slurp, miam.

Un jour, il a tellement pris la confiance que quand tu lui racontes un de tes trop rares aprèm’ entre potes où tu as pu t’amuser vu qu’il était pas là pour te fumer la tête, il te rétorque que s’il était toi, il se suiciderait (comprendre: tellement ta vie est chiante et toi avec). Bien sûr tu t’insurges et il nie que c’est désobligeant, certifie qu’il t’aime (et quelle chance tu as), qu’il ne faut pas péter un plomb comme ça, alors qu’il vient juste de te proposer de mettre fin à tes jours.

Mais là, ça fait tilt. Ce moment magique, c’est l’impact fulgurant avec ce que Dame Nature a mis au plus profond toi et qui va te sauver: l’instinct de survie. Dès lors, tu comprends que c’est lui ou toi. Et curieusement, pour la première fois tu te choisis. Que vas-tu faire ensuite? Réponse au prochain épisode!


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Mon mec m'a tuer

Internaute,

autant te prévenir que dans cet article au titre intentionnellement sensationnaliste pour bien te racoler, point n’est question de sang ni de sac poubelle enterré dans le jardin. Simplement, suite à l’irruption d’Alexandre LBESP2 dans ma télé,  j’ai eu l’envie soudaine de causer d’une sorte de gens dont j’eusse infiniment aimé connaître l’existence avant d’en être la victime.

Ce spécimen, dont l’identification formelle préserverait les générations futures, gambade pourtant en liberté sur les trottoirs de nos villes, semant après lui la destruction et la misère. Cette plaie universelle, Internaute, c’est le Pervers Narcissique. Face à ce manque de prévention, d’information, d’indignation, je me fendrai donc d’un article (celui-ci), et ça tombe bien figure-toi que j’en connais un rayon.

Bref, késako le Pervers Narcisissique (ou PN)? C’est très simple. Le Pervers Narcissique est un homme ou une femme qui malgré une apparence des plus triviales, aspire au meurtre psychique de son partenaire. C’est à dire précisément, qu’en plus de bouffer des Roudor vautré sur le canap’, il se nourrit de ta force vitale qu’il te pompe en te plongeant dans la confusion et la détresse.

Un vampire, en quelque sorte.

 

« Qeuwâ? Mais n’importe quoi! » m’objecteras-tu, et je comprends ta dubitativité. Je sais bien que c’est difficile à imaginer, mais regarde avec une illustration ça va te paraître plus crédible. Le PN, c’est cette personne qui au début du couple est parfaite plus que parfaite. Elle colle à tous tes fantasmes et en sortant avec elle tu as l’impression de retrouver un être toujours connu. (En fait, tu n’as pas complètement tort car elle perçoit si bien -et c’est sa force, tes désirs inconscients que tu es en plein dialogue avec toi même, que tu connais donc depuis la nuit des temps, d’où l’impression.)

Tout se gâte le jour où le PN comprend qu’il ta ferré(e), que ta méfiance face à ce « trop beau pour être vrai » est endormie et que tu es raide love. C’est à ce moment qu’il va commencer à distiller son venin pour se nourrir de tes entrailles tel un serpent, un peu, mais en plus vil car au moins le serpent a l’excuse de rarement pécho quelqu’un de sympa comme toi.

Very bad trip tu crois? Attends que je t’explique comment il s’y prend et tu verras que si ça se trouve tu en as un plus près de toi que tu ne crois.

La suite demain!


 

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